LAMADUBO

Volume 1 · LAMADUBO

L’eau bénite

L’eau bénite, premier volume de La Maison du Bonheur de Steve Tiambo, raconte les crises inexpliquées et violentes de Jack, le cousin du narrateur Ike, pendant des grandes vacances à Odza, quartier de Yaoundé au Cameroun. Entre prières chrétiennes, rituels ancestraux et peur brute, toute une famille tente de sauver l’un des siens d’un mal invisible.

Odza, quartier paisible de Yaoundé, pendant les grandes vacances. Ike, le petit dernier d’une famille de trois enfants, partage avec son cousin Jack une chambre exiguë bâtie derrière la maison, à l’ombre d’un grand manguier. Les parents travaillent tard, les sœurs regardent leurs séries, les garçons courent les terrains de football. Un matin de victoire, la médaille encore au cou, Ike rentre chez lui et trouve ses sœurs récitant le Notre Père au chevet de Jack, le poignet en sang.

C’est Ike qui raconte, une vingtaine d’années plus tard, avec la voix d’un homme qui n’a jamais tout à fait refermé cette parenthèse. Les crises de Jack se répètent, chaque fois plus violentes, et la maison entière se mobilise : prières de la mère, rituels des oncles venus avec les enseignements de la grand-mère, prêtre appelé à la rescousse. Au milieu de ce chaos, une seule chose semble apaiser le cousin, et c’est elle qui donne son titre au volume.

Ce premier volume pose les fondations de la saga : une famille ordinaire, une maison aimée et la frontière fragile entre le visible et l’invisible. Ike y découvre sa propre peur, et la honte de rester figé quand les siens sont en danger. Au pire moment, une présence inattendue traverse la pièce, sans que personne puisse la nommer. Reste une question qui hante le narrateur bien après les faits : le calme, quand il revient, est-il réel ou n’est-il qu’un masque ?

Il y avait une chose, une seule, qui semblait avoir un effet tangible sur les crises de Jack : l’eau bénite.Volume 1 · L’eau bénite
Raconté par
Ike, le benjamin de la famille, des années après les faits
Personnages
Ike, Jack, Jeannette, Régine, Antoine, la mère d’Ike, le père d’Ike
Lieux
Odza, Yaoundé, la chambre sous le manguier, le village des parents de Jack (évoqué)
PossessionFoi chrétienne et traditions ancestralesPeur et impuissanceLiens familiaux

Extrait gratuit

Un jour de victoire au football, un silence étrange, et des prières murmurées au bout du couloir.

Un matin, alors que la chaleur s’installait déjà, j’étais le seul debout dans la maison. Mes sœurs étaient collées à la télévision, et Jack profitait d’une grasse matinée bien méritée. Moi, je n’avais qu’une idée en tête : le football. Cette journée promettait d’être l’une des meilleures. Le soleil, déjà haut dans le ciel, lançait ses rayons perçants à travers les feuillages, tandis que la terre battue du terrain scintillait, prête à accueillir les joueurs. Ce jour-là, mon équipe a remporté un mini-tournoi organisé par des anciens joueurs professionnels. Je rentrai chez moi, exalté, la médaille encore pendue à mon cou. Mais une fois à la maison, l’atmosphère changea du tout au tout.

Je pénétrai dans le salon, espérant partager ma joie avec mes sœurs. À ma grande surprise, elles n’étaient pas là, ce qui était inhabituel. Le silence régnait en maître, un silence étrange, presque pesant. À mesure que je m’avançais dans la maison, une sensation d’inquiétude commença à s’insinuer en moi, comme si les murs eux-mêmes murmuraient une angoisse latente. Le soleil, qui m’avait paru si éclatant quelques instants plus tôt, semblait maintenant projeté des ombres angoissantes à travers les fenêtres. En approchant du bout du couloir qui menait à la chambre extérieure, j’entendis des murmures, des voix étouffées. Mes sœurs récitaient le « Notre Père » encore et encore, d’une voix tremblante. Je pensai d’abord que c’était une farce, une mise en scène pour une pièce de théâtre qu’elles préparaient peut-être. Mais plus je m’approchais, plus l’inquiétude se changeait en terreur.

La suite se trouve dans le livre.

Questions fréquentes

Qui est Jack dans L’eau bénite ?

Jack est le cousin d’Ike. Il vit chez la famille à Odza et partage avec lui la petite chambre derrière la maison. Ses parents sont restés au village, à cinq heures de route, quand surviennent ses crises.

Le volume 1 de La Maison du Bonheur fait-il peur ?

Oui. C’est un récit d’épouvante aux scènes de possession intenses et parfois violentes, raconté au plus près de la peur d’un garçon. La foi, la famille et une lueur d’espoir y tiennent aussi une place centrale.

Mis à jour le 17 octobre 2026 · Par Steve Tiambo, auteur