Un jour de victoire au football, un silence étrange, et des prières murmurées au bout du couloir.
Un matin, alors que la chaleur s’installait déjà, j’étais le seul debout dans la maison. Mes sœurs étaient collées à la télévision, et Jack profitait d’une grasse matinée bien méritée. Moi, je n’avais qu’une idée en tête : le football. Cette journée promettait d’être l’une des meilleures. Le soleil, déjà haut dans le ciel, lançait ses rayons perçants à travers les feuillages, tandis que la terre battue du terrain scintillait, prête à accueillir les joueurs. Ce jour-là, mon équipe a remporté un mini-tournoi organisé par des anciens joueurs professionnels. Je rentrai chez moi, exalté, la médaille encore pendue à mon cou. Mais une fois à la maison, l’atmosphère changea du tout au tout.
Je pénétrai dans le salon, espérant partager ma joie avec mes sœurs. À ma grande surprise, elles n’étaient pas là, ce qui était inhabituel. Le silence régnait en maître, un silence étrange, presque pesant. À mesure que je m’avançais dans la maison, une sensation d’inquiétude commença à s’insinuer en moi, comme si les murs eux-mêmes murmuraient une angoisse latente. Le soleil, qui m’avait paru si éclatant quelques instants plus tôt, semblait maintenant projeté des ombres angoissantes à travers les fenêtres. En approchant du bout du couloir qui menait à la chambre extérieure, j’entendis des murmures, des voix étouffées. Mes sœurs récitaient le « Notre Père » encore et encore, d’une voix tremblante. Je pensai d’abord que c’était une farce, une mise en scène pour une pièce de théâtre qu’elles préparaient peut-être. Mais plus je m’approchais, plus l’inquiétude se changeait en terreur.
La suite se trouve dans le livre.
