Jeannette, la sœur aînée, prend la parole : comment la Maison du bonheur a perdu sa lumière.
Je m’appelle Jeannette, et je suis l’aînée d’une fratrie de trois enfants. Avec mes parents, ma petite sœur Régine, et mon frère cadet Ike, nous vivons dans une jolie maison dans le quartier d’Odza. Cette maison, autrefois surnommée la “Maison du bonheur”, était notre havre de paix, un lieu où nous nous sentions toujours en sécurité, entourés d’amour et de rires. Elle résonnait des éclats de joie, des jeux et des moments en famille, sous la bienveillance de nos parents aimants. Mais depuis quelques années, cette lumière s’était éteinte, remplacée par une ombre oppressante. Notre maison, autrefois synonyme de bonheur, était devenue l’épicentre de phénomènes étranges et inquiétants. Mes frères et moi, malgré notre jeunesse, ressentions profondément ces changements, cette atmosphère lourde qui s’était insidieusement installée.
J’ai eu une enfance relativement heureuse, bercée par l’insouciance et les jeux. Mais du jour au lendemain, tout a changé. Je me suis surprise à devenir plus rebelle, plus intolérante, et surtout plus anxieuse. Ce n’était pas simplement les turbulences de l’adolescence. Non, c’était autre chose, quelque chose de plus profond. Je voyais clairement que la relation entre mes parents s’était dégradée, s’étiolant jusqu’à devenir une pâle imitation de ce qu’elle avait été. Les regards qu’ils échangeaient, autrefois remplis de douceur et de complicité, étaient désormais empreints de méfiance et de douleur. Une tension permanente flottait dans l’air, un silence lourd qui parlait de ressentiments tus et de blessures invisibles.
La suite se trouve dans le livre.
