LAMADUBO

Volume 4 · LAMADUBO

Le cercle

Le cercle, quatrième volume de La Maison du Bonheur de Steve Tiambo, est raconté par Jeannette, l’aînée. Dans la maison d’Odza, à Yaoundé, elle voit ses parents se déchirer, son père s’enfoncer dans l’alcool et un mystérieux cercle d’amis du village. Une nuit, cinq corbeaux en rond dans la cour annoncent une épreuve surnaturelle.

Pour la première fois, la parole change de mains. Jeannette, l’aînée, raconte la maison d’Odza qu’on surnommait autrefois la Maison du bonheur, et ce qu’elle est devenue. Elle voit ses parents s’éloigner l’un de l’autre, son père glisser vers l’alcool, sa mère se réfugier dans la prière, le chapelet entre les doigts. Confidente malgré elle, elle porte des secrets trop lourds pour son âge et s’interpose quand la tension menace d’exploser.

Au cœur du volume, il y a un cercle. Celui d’une réunion d’amis du village que le père a rejointe, aux intentions officiellement nobles, et que la mère a cessé de fréquenter après plusieurs malaises. Puis celui que Jeannette découvre une nuit à travers la porte vitrée de la cour : cinq corbeaux posés en rond, immobiles, comme réunis pour une cérémonie. Elle appelle Régine. Ce qui suit dépasse tout ce qu’elles avaient imaginé.

Jeannette n’a rien d’une héroïne de film. Elle a peur, elle doute, elle cherche des réponses dans de vieux livres pendant que sa mère multiplie les prières. Ce volume montre une famille assiégée de l’intérieur, et une jeune fille qui comprend que la lumière vient parfois de là où on ne l’attend pas. Il interroge aussi ce que la foi d’une mère peut opposer aux ténèbres, et ce que cette lutte coûte à ses enfants.

Une tension permanente flottait dans l’air, un silence lourd qui parlait de ressentiments tus et de blessures invisibles.Volume 4 · Le cercle
Raconté par
Jeannette, la sœur aînée d’Ike et de Régine
Personnages
Jeannette, Régine, Ike, la mère, le père, la dame blanche
Lieux
Odza, Yaoundé, la cour arrière de la maison, la chambre de Régine, la chambre des parents
Foi et protectionUn couple qui se déchireLe cercle occulteLe regard d’une sœur aînée

Extrait gratuit

Jeannette, la sœur aînée, prend la parole : comment la Maison du bonheur a perdu sa lumière.

Je m’appelle Jeannette, et je suis l’aînée d’une fratrie de trois enfants. Avec mes parents, ma petite sœur Régine, et mon frère cadet Ike, nous vivons dans une jolie maison dans le quartier d’Odza. Cette maison, autrefois surnommée la “Maison du bonheur”, était notre havre de paix, un lieu où nous nous sentions toujours en sécurité, entourés d’amour et de rires. Elle résonnait des éclats de joie, des jeux et des moments en famille, sous la bienveillance de nos parents aimants. Mais depuis quelques années, cette lumière s’était éteinte, remplacée par une ombre oppressante. Notre maison, autrefois synonyme de bonheur, était devenue l’épicentre de phénomènes étranges et inquiétants. Mes frères et moi, malgré notre jeunesse, ressentions profondément ces changements, cette atmosphère lourde qui s’était insidieusement installée.

J’ai eu une enfance relativement heureuse, bercée par l’insouciance et les jeux. Mais du jour au lendemain, tout a changé. Je me suis surprise à devenir plus rebelle, plus intolérante, et surtout plus anxieuse. Ce n’était pas simplement les turbulences de l’adolescence. Non, c’était autre chose, quelque chose de plus profond. Je voyais clairement que la relation entre mes parents s’était dégradée, s’étiolant jusqu’à devenir une pâle imitation de ce qu’elle avait été. Les regards qu’ils échangeaient, autrefois remplis de douceur et de complicité, étaient désormais empreints de méfiance et de douleur. Une tension permanente flottait dans l’air, un silence lourd qui parlait de ressentiments tus et de blessures invisibles.

La suite se trouve dans le livre.

Questions fréquentes

Pourquoi le narrateur change-t-il dans le volume 4 ?

Le cercle est raconté par Jeannette, l’aînée de la fratrie, et non par Ike. Ce changement de voix permet de voir de l’intérieur la dégradation du couple parental, que la mère confie à sa fille et que le plus jeune ne percevait pas.

Qui est la dame blanche dans La Maison du Bonheur ?

C’est une silhouette féminine lumineuse, vêtue d’une robe d’un blanc éclatant, dont on ne distingue pas le visage. Dans Le cercle, Ike la nomme ainsi et affirme qu’elle veille sur eux. Le volume ne révèle pas son identité.

Mis à jour le 17 octobre 2026 · Par Steve Tiambo, auteur