Rejetée par ses oncles, Jeannette s’effondre dans un train, et sa mère malade trouve la force de la consoler.
À cet instant précis, dans ce train qui la ramenait vers une réalité impitoyable, Jeannette se sentait plus seule que jamais. Chaque larme qui roulait sur son visage était une libération, mais aussi un rappel cruel de tout ce qu’elle devait affronter. Et pourtant, malgré la douleur, malgré le sentiment d’être accablée, une petite voix au fond de son être la poussait à continuer, à ne pas abandonner. Elle savait que pour l’instant, elle devait être à la fois la fille, la sœur et le pilier de cette famille fragilisée.
Et tandis qu’elle sanglotait doucement, ma mère, d’un geste lent et affectueux, l’enveloppa de ses bras maigres. Elle la serra contre elle, comme pour absorber un peu de cette douleur, un peu de cette souffrance qui transparaissait dans chaque fibre de son être. Dans un murmure doux mais assuré, elle lui souffla à l’oreille : « Tout ira bien, ma fille. Ne t’inquiète pas. Je suis sûre qu’on trouvera une solution. Le Seigneur pourvoira. » Ces paroles, simples mais pleines de réconfort, avaient une résonance particulière. Pour Jeannette, ce fut comme une lumière dans l’obscurité. Elle réalisa que, malgré tout ce qu’ils traversaient, notre mère n’avait pas perdu sa foi. Et peut-être, dans ces moments les plus sombres, c’était cette foi qui leur permettait de continuer à avancer, même lorsque le chemin semblait complètement bloqué.
La suite se trouve dans le livre.
