LAMADUBO

Volume 10 · LAMADUBO

La dame blanche

« La dame blanche », volume 10 et dernier de La Maison du Bonheur, suit Ike après la mort de son père, quand la maladie de sa mère impose un départ vers l’Europe. Entre Yaoundé, Bruxelles, Paris et Lyon, il devient son aidant, interroge sa foi et approche enfin le mystère de la dame blanche.

Le dernier volume s’ouvre sur un aveu adressé au lecteur, devant les ruines de ce qui fut la Maison du Bonheur. Ike revient sur la période qui suit les obsèques de son père : Jeannette repart à Bruxelles, Régine retourne sur son campus, et lui s’installe chez Antoine. Un engourdissement l’enveloppe, si profond qu’il ne remarque pas combien la santé de sa mère se dégrade.

Une attaque, l’hôpital général de Yaoundé, un verdict médical : il faut opérer, et loin. Les oncles maternels se dérobent, la famille vend des biens, Jeannette obtient un visa. Commence un long voyage, de Yaoundé à Bruxelles, puis Paris et Lyon, où Ike, à peine sorti de l’adolescence, devient l’aidant de sa mère au quotidien, entre cours, soins et promenades dans le quartier.

Ce volume interroge le divin avec franchise : Ike doute, compare les religions, prie sans tout à fait croire. Il raconte aussi ses heures les plus sombres, celles où l’envie de continuer vacille, et la tendresse des auxiliaires de vie qui l’épaulent. Au fil des années, une silhouette lumineuse aperçue à plusieurs reprises tout au long de la saga attend encore d’être comprise.

« Mais l’impossible, nous l’avions affronté tant de fois qu’il semblait presque familier. »Volume 10 · La dame blanche
Raconté par
Ike, le fils cadet, qui s’adresse au lecteur
Personnages
Ike (le narrateur), Régine, Jeannette, Pauline (la mère), Antoine et sa mère, La grand-mère maternelle, Les oncles maternels
Lieux
La Maison du Bonheur, Yaoundé, L’hôpital général de Yaoundé, L’aéroport et Charles de Gaulle, Bruxelles, Lyon
Devenir aidantLa maladieLe doute et la foiLa résilienceL’exil

Extrait gratuit

Rejetée par ses oncles, Jeannette s’effondre dans un train, et sa mère malade trouve la force de la consoler.

À cet instant précis, dans ce train qui la ramenait vers une réalité impitoyable, Jeannette se sentait plus seule que jamais. Chaque larme qui roulait sur son visage était une libération, mais aussi un rappel cruel de tout ce qu’elle devait affronter. Et pourtant, malgré la douleur, malgré le sentiment d’être accablée, une petite voix au fond de son être la poussait à continuer, à ne pas abandonner. Elle savait que pour l’instant, elle devait être à la fois la fille, la sœur et le pilier de cette famille fragilisée.

Et tandis qu’elle sanglotait doucement, ma mère, d’un geste lent et affectueux, l’enveloppa de ses bras maigres. Elle la serra contre elle, comme pour absorber un peu de cette douleur, un peu de cette souffrance qui transparaissait dans chaque fibre de son être. Dans un murmure doux mais assuré, elle lui souffla à l’oreille : « Tout ira bien, ma fille. Ne t’inquiète pas. Je suis sûre qu’on trouvera une solution. Le Seigneur pourvoira. » Ces paroles, simples mais pleines de réconfort, avaient une résonance particulière. Pour Jeannette, ce fut comme une lumière dans l’obscurité. Elle réalisa que, malgré tout ce qu’ils traversaient, notre mère n’avait pas perdu sa foi. Et peut-être, dans ces moments les plus sombres, c’était cette foi qui leur permettait de continuer à avancer, même lorsque le chemin semblait complètement bloqué.

La suite se trouve dans le livre.

Questions fréquentes

Où se déroule le volume 10 ?

Il commence à Yaoundé, à la Maison du Bonheur et à l’hôpital général, puis suit la mère vers l’Europe : Bruxelles, Lyon, Paris et l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, avant que la vie d’Ike ne s’installe à Lyon.

Le volume 10 parle-t-il de religion ?

Oui. Ike avoue qu’il n’était pas très croyant et ne l’est toujours pas vraiment. Il questionne la hiérarchie entre les religions, tout en décrivant les prières familiales et une force bienveillante qui semble veiller sur les siens.

Mis à jour le 17 octobre 2026 · Par Steve Tiambo, auteur