Derrière la porte close de sa chambre, Ike entend son père tenir tête à des forces invisibles.
Sa voix tremblait de colère et de désespoir, un mélange déchirant de peur et de défi. Un court silence suivit, étirant le moment dans une tension insupportable, puis sa voix s’éleva de nouveau, plus forte, empreinte d’une fureur désespérée :
« Laissez Régine tranquille, jamais je ne la sacrifierai ! »
Ces mots, murmurés avec une détermination désespérée, résonnaient dans le silence étouffant de la maison, se faufilant à travers la porte pour s’infiltrer dans mon esprit. À qui parlait-il ? Ou plutôt, à quoi parlait-il ? Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine, une peur irrationnelle s’emparait de moi, mais elle n’était rien comparée à la terreur viscérale de ce que ces mots pouvaient signifier. L’image de ma sœur, innocente et insouciante, se superposa à celle des forces invisibles qui semblaient peupler cette maison.
Je me sentais pris au piège. Un frisson glacé me traversa lorsque je posai la main sur la poignée de la porte, sa surface froide comme la pierre sous mes doigts tremblants. Je m’apprêtais à entrer, à affronter ce qui se trouvait derrière cette porte, mais quelque chose me retint, comme d’habitude tu me diras. C’était comme si la maison elle-même me chuchotait de ne pas entrer, de ne pas défier ce qui s’y trouvait, comme si elle savait que l’acte de franchir ce seuil changerait à jamais le cours de ma vie.
La suite se trouve dans le livre.
