Dans un glacier de Yaoundé, Régine, tout juste bachelière, reçoit de sa mère un secret qui va tout bouleverser.
D’un coup, elle s’avança vers moi, ses yeux soudain plus sombres, presque perçants, comme si ce qu’elle avait à me confier pesait lourdement sur son cœur. Elle se pencha si près que je pouvais sentir son souffle irrégulier contre ma joue. L’atmosphère autour de nous changea subtilement ; le brouhaha de la salle se fit plus lointain, presque étouffé, comme si le monde extérieur s’effaçait pour ne laisser place qu’à ce moment précis, à cette confession intime. Elle murmura d’une voix faible, tremblotante, mais teintée d’une gravité que je ne lui connaissais pas :
“Est-ce que tu crois en Dieu, ma fille ?”
Je fus frappée de stupeur, les mots se coinçant dans ma gorge. Pourquoi cette question, et pourquoi maintenant, dans ce lieu si ordinaire ? Le temps semblait s’étirer, chaque seconde, je ressentais un poids de plus sur mes épaules. Sans comprendre, je hochai la tête, mes pensées embrouillées, cherchant désespérément un sens, une logique, alors que mes lèvres restaient closes, incapables de formuler mes interrogations.
“Bien,” continua-t-elle, et sa voix, bien que basse, résonnait comme un écho inquiétant dans le silence soudain de mon esprit. “Parce que je dois te confier un secret. Quelque chose qui me tourmente depuis plus d’un an maintenant. Ta sœur Jeannette devra bientôt partir pour terminer ses études en Europe, et tu seras l’aînée de la maison. Tu devras veiller sur ton petit frère. Sache que si je venais à quitter notre maison, ton frère et toi seriez probablement la cible de forces occultes que ton père a invité dans notre foyer, sans même s’en rendre compte. Pour l’instant, ta foi en notre Seigneur est votre seul rempart contre ces esprits, mais souviens-toi que je serai toujours à vos côtés.”
La suite se trouve dans le livre.
